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DE
PLINE A NOS JOURS
L'histoire
nous apprend que la vigne est cultivée ici depuis les
temps les plus reculés. Il
y a deux mille ans déjà, les
auteurs latins Martial, Pline l'Ancien, Columelle, le grec
Plutarque célébraient le vin de Côte Rôtie
sous le nom de « vin viennois ».
La constitution du vignoble représenta un
travail formidable, qui s'est poursuivit pendant
plus de vingt siècle.
C'est au VIème siècle que nous retrouvons les
premiers documents écrits précis concernant
Ampuis et la Côte-Rôtie.
Durant le Moyen Age et la Renaissance, la réputation
des vins d'Ampuis n'a fait que s'accroître. Avant la
Révolution, on note des envois de vins des Côtes-Rôtie
vers les tables princières d'Angleterre, de Russie,
de Prusse et bien sûr de France.
Le
vignoble atteint son apogée en 1890. Les moindres replis
de coteaux étaient cultivés, pourvu qu'ils fussent
exposés au soleil. Quelques parcelles obligeaient les
vignerons à porter leur vendange sur près d'un
kilomètre, par des sentiers
de chèvres particulièrement
pénibles.
A
cette époque, les attaques de phylloxéra et
autres maladies n'entamèrent pas la volonté
des vignerons. Mais, alors qu'ils avaient su maîtriser
ces calamités, la grande guerre de 1914-1918 vint ruiner
leurs efforts. En prenant plus de cent cinquante hommes, elle
condamna une partie des coteaux à l'abandon. Cette
épreuve
ne fut surmontée qu'à l'orée des années
soixante.
Aujourd'hui,
Le vignoble de Côte-Rôtie a retrouvé sa
taille d'origine. il fait vivre plus d'une centaine de vignerons.
Près 40 % de sa production est exportée et fait
le bonheur des amateurs de vin du monde entier.
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